Mes romans en 2021

Parce que je suis toujours à la recherche de nouveaux romans susceptibles de me plaire, je me suis dit que ça serait chouette de vous partager ceux qui ont ponctué mon année 2021.

Nous n’évoquerons ensemble que les romans et deux ouvrages de dĂ©veloppement personnel, en mettant de cĂŽtĂ© mes lectures santĂ© & nutrition (principalement en anglais) ainsi que l’ouvrage Tapis volants de Klervi Grimaud qui a dĂ©jĂ  pour lui un billet dĂ©diĂ©.

Les Ă©motions du livre papier

Je sais que certains vont crier au scandale Ă©colo mais je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  passer Ă  la liseuse Ă©lectronique. Ulrich en a bien une et a essayĂ© de me convertir mais rien qu’à prendre l’objet dans mes mains, je bloque ! Pour moi, les mots dansent sur le papier et l’histoire prend son rythme Ă  la vitesse dont j’en tourne les pages. L’attachement avec l’objet nait au fur et mesure de la lecture, c’est quelque chose de physique, une Ă©motion bien rĂ©elle dans un monde de plus en plus virtuel.

Alors le livre papier c’est un peu mon luxe Ă  moi. Pour en minimiser l’impact sur mon budget, je les achĂšte le plus souvent d’occasion. Cela rĂ©clame parfois un peu de patience mais le bonheur n’en est que plus grand Ă  sa rĂ©ception venant s’additionner Ă  ma collection tel un objet prĂ©cieux. En vraie boulimique, capable de dĂ©vorer parfois 2 Ă  3 romans par semaine, maitriser ce « budget romans » est indispensable 😉 Je suis bien moins regardante sur le prix quand il s’agit d’ouvrages m’apportant des connaissances utiles Ă  conserver Ă  portĂ©e de main : santĂ©, nutrition, sport, cuisine, artisanat.

Mon Ă©vasion quotidienne

Vous ĂȘtes en train de m’imaginer Ă  lire toute la journĂ©e ? La rĂ©alitĂ© est toute autre !

2021 a Ă©tĂ© une annĂ©e plus que chargĂ©e professionnellement pour moi avec peu de jours off. Ma seule (et vitale) distraction, c’est ce moment lecture le soir dans mon lit avec un mug fumant d’infusion. DĂ©testant me poser passivement devant la tĂ©lĂ© et ayant coupĂ© Facebook et Instagram depuis plus d’un an mon tĂ©lĂ©phone est Ă©teint dĂšs 18h30 en gĂ©nĂ©ral. En revanche, je suis addict Ă  ce plaisir de pouvoir rejoindre ma chambre de bonne heure et y inviter mon esprit Ă  dĂ©crocher du projet pro qui m’avale tout entiĂšre depuis des mois, et bientĂŽt mĂȘme deux ans. Ces romans m’invitent Ă  plonger instantanĂ©ment dans d’autres Ă©poques, d’autres lieux, milieux que les miens.

D’ailleurs, vous dĂ©couvrirez principalement des ouvrages en français. En effet, mon projet pro en cours Ă©tant dĂ©diĂ© Ă  la francophonie, lire en français m’aide Ă  rester « affutĂ©e » dans cette langue la journĂ©e sans chercher mes mots, ou mĂȘme mes idĂ©es, concepts. DĂšs que je fais la bascule en anglais, mes inspirations me viennent dans cette langue et je suis alors incapable de les traduire en gardant toute leur profondeur initiale.

J’ai fait le calcul pour m’amuser et ce sont quelques 9.700 pages que j’ai tournĂ©es cette annĂ©e. Astronomique, vous vous dites ? Sauf que non 
  au final cela reprĂ©sente une moyenne de 27 pages par jour, rien d’impossible ! Surtout que certains jours la fatigue m’emportait littĂ©ralement et aprĂšs avoir lu 3, 4 fois la mĂȘme ligne sans rien en retenir (vous voyez ce dont je parle), je refermais le livre. Tandis qu’à d’autres moments, emportĂ©e par l’histoire, j’étais capable de dĂ©vorer 150 pages d’un coup en me disant Ă  chaque page : « Allez encore une 
 et j’éteinsÂ đŸ˜ŠÂ Â»

Allez c’est parti pour un tour d’horizon avec quelques jolies pĂ©pites !

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Mon coup de cƓur

Suite française – IrĂšne NĂ©mirovsky

Clairement, aucune difficultĂ© Ă  nommer mon chouchou de l’annĂ©e, c’est lui : Suite Française ! Et pour de multiples raisons. Tout d’abord, la richesse et la maitrise du français de cette auteur russe. Ensuite l’histoire touchante d’IrĂšne : obligĂ©e de fuir la Russie et les bolcheviques, ce sont ensuite ses racines juives (malgrĂ© une conversion catholique et des portraits acerbes de ses racines) qui la mĂšneront Ă  la mort. La publication de Suite française relĂšve clairement du miracle. Le manuscrit a pu ĂȘtre sauvĂ© grĂące aux deux petites filles de l’auteur, cachĂ©es par leur nounou selon un plan imaginĂ© par IrĂšne pour les protĂ©ger des rafles. Tout au long de ma lecture je n’ai pu m’empĂȘcher d’imaginer la rĂ©silience de cette femme pour Ă©crire toutes ces pages avec le pressentiment qu’il lui restait peu de temps Ă  vivre. Car clairement, elle ne se faisait aucune illusion sur l’attitude de la masse inerte des Français vis-Ă -vis de la dĂ©faite et la collaboration. Le 11 juin 1942, Ă  37 ans, elle Ă©crivait d’ailleurs Ă  son directeur littĂ©raire chez Albin Michel « Cher ami 
 pensez Ă  moi. J’ai beaucoup Ă©crit. Je suppose que ce seront des Ɠuvres posthumes, mais ça fait passer le temps ». Le 13 juillet, les gendarmes sonnent Ă  sa porte pour l’arrĂȘter et l’expĂ©dier au camp de concentration de Pithiviers 
 le 17 aoĂ»t, elle est assassinĂ©e Ă  Auschwitz.

Suite française nous plonge dans l’exode de juin 1940, on y sonde les Ăąmes entre lĂąchetĂ© et solidaritĂ© et avec une plume dont je me suis dĂ©lectĂ©e comme rarement.

Cette Ă©poque de la seconde guerre m’a toujours fascinĂ©e, m’interrogeant si oui ou non cela serait de nouveau possible, si nous avions tirĂ© des leçons de ces heures sombres. Finalement, la rĂ©ponse que je cherchais m’a Ă©tĂ© apportĂ©e non pas par toutes ces lectures de romans historiques mais par 
 l’actualitĂ©.

Cet ouvrage que j’ai lu pour la seconde fois

La grùve – Ayn Rand

1165 pages sur papier bible (quel bonheur de tourner ces pages dĂ©licates !), voilĂ  ce que j’ai ressorti aprĂšs avoir dĂ©vorĂ© en quelques semaines bien trop de romans. Je me suis dit qu’il me fallait du lourd au sens propre et figurĂ© 
 j’ai donc demandĂ© Ă  mon amoureux de partir Ă  la recherche de ce pavĂ© dans nos cartons au storage. Notre appartement actuel Ă©tant trop petit pour ressortir notre bibliothĂšque, celle-ci attend sagement de revoir la lumiĂšre 
 prochainement je l’espĂšre !
La premiĂšre fois que j’ai lu l’Ɠuvre magistrale Atlas Shrugged d’Ayn Rand traduite en français sous le nom de La grĂšve par la talentueuse Sophie Bastide, c’était en 2016. J’étais alors en plein prĂ©avis de 6 longs mois prĂȘte Ă  quitter cette entreprise et son crĂ©ateur auxquels j’avais beaucoup donnĂ© et m’étais attachĂ©e tout au long de ces 14 annĂ©es. Bref, un changement de vie pour l’inconnu : j’allais attaquer avec Ulrich l’écriture de notre ouvrage Le grand livre de l’alimentation cĂ©togĂšne. Alors relire ce roman en 2021, c’était symbolique en accompagnant ma nouvelle vie ici aux Etats-Unis toujours guidĂ©e par une seule chose rĂ©sumĂ©e par la plus cĂ©lĂšbre citation du personnage de John Galt : « Je jure, sur ma vie et sur l’amour que j’ai pour elle, de ne jamais vivre pour les autres ni demander aux autres de vivre pour moi. »

Pour la petite histoire si en France ce roman n’est connu de presque personne, ici c’est l’ouvrage le plus vendu aprĂšs 
 la Bible ! On en trouve des affiches au Barnes & Nobles (la Fnac amĂ©ricaine 😉) ou des stickers dans les cafĂ©s Ă©ponymes.

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Les trilogies : Les enfants du désastre et Le goût du bonheur

Une fois La grĂšve terminĂ©e, le cƓur un peu triste d’abandonner Dany Taggart, John Galt, il me fallait encore quelques pages d’avance. C’est lĂ  que l’idĂ©e des trilogies s’est imposĂ©e.

La premiĂšre fut celle de Pierre Lemaitre Les enfants du dĂ©sastre avec dans l’ordre chronologique :

Au revoir lĂ -haut : L’aprĂšs premiĂšre guerre mondiale, ses gueules cassĂ©es, ses Ăąmes fracassĂ©es 
 clairement ce roman m’a retournĂ©e. Certains passages sont durs sur les douleurs physiques endurĂ©es, les morts bafouĂ©s par certains escrocs et ces 2 morts-vivants dont la sociĂ©tĂ© a dĂ©jĂ  oubliĂ© le sacrifice et qui dĂ©cident alors de se jouer d’elle avec cynisme. L’écriture de Pierre Lemaitre a nĂ©anmoins rĂ©ussi Ă  me transporter suffisamment pour poursuivre avec le deuxiĂšme volet 


Couleurs de l’incendie : 1927, on retrouve certains personnages secondaires du premier volet qui prennent ici le premier rĂŽle avec un peu la mĂȘme construction mais sur les Ă©paules d’une femme cette fois. RuinĂ©e, dĂ©classĂ©e, elle dĂ©cide de se venger de ceux qui l’ont trahie et au passage prendre sa vie en main au lieu de la laisser aux bons soins des hommes.

Miroir de nos peines : 1940, on retrouve lĂ  un personnage alors enfant lors du premier volet. La dĂ©bĂącle, la panique qui s’en suit et de nouveau l’auteur sonde les profondeurs de chacun en ces moments capables de rĂ©vĂ©ler les caractĂšres, entre grandeur et dĂ©cadence. J’ai tremblĂ©, Ă©tĂ© rĂ©voltĂ©e, attendrie 


Plus tard dans l’annĂ©e, c’est la trilogie de la quĂ©bĂ©coise Marie Laberge, Le goĂ»t du bonheur, qui m’a accompagnĂ©e pendant plusieurs semaines. Chaque volet faisant environ 600 pages cela m’a Ă©vitĂ© l’angoisse de la derniĂšre page pendant quelques temps.

Comme avec la trilogie de Pierre Lemaitre, l’histoire des personnages suit l’Histoire mondiale, cette fois de 1930 Ă  1967. Cette saga menĂ©e par des femmes nous offre une plongĂ©e dans cette province du QuĂ©bec entre les communautĂ©s française, anglophone, catholique, protestante, juive 
 mais aussi la lutte pour les droits des femmes. On y fait la rencontre de toutes ces femmes issues d’une mĂȘme famille et leur descendance. On dĂ©couvre comment certaines qui semblent tout avoir peuvent sombrer tandis que celles qui devraient pĂ©rir socialement sous le poids des conventions, des malheurs refusent de se soumettre pour dĂ©fier le sort avec force et intĂ©gritĂ©.

Si j’ai adorĂ© les deux premiers volets Gabrielle et AdĂ©laĂŻde, je n’ai pas accrochĂ© autant avec le dernier : Florent. La structure plus « hachĂ©e » entre les chapitres et personnages a coupĂ© le rythme de ma lecture, peut ĂȘtre aussi Ă©tais-je alors trop fatiguĂ©e Ă  ce moment, mais me replonger dans la psychologie d’un autre personnage aussi souvent me rĂ©clamait trop d’énergie, concentration. Et ajoutons Ă  cela la façon dont l’auteur a choisi de traiter l’homosexualitĂ©, pourtant intĂ©ressante Ă  cette Ă©poque pas si lointaine 
 Il n’en reste pas moins que cette trilogie et ces pĂ©pites linguistiques en quĂ©bĂ©cois m’ont offert de belles soirĂ©es !

Le livre que je n’ai pu terminer

La vie devant soi – Romain Gary (Emile Ajar)

Je n’avais jamais lu d’Ɠuvres de Romain Gary, je me suis donc laissĂ©e tenter par La vie devant soi, publiĂ© en 1975 sous pseudonyme et ayant reçu le prix Goncourt la mĂȘme annĂ©e. Le secret a Ă©tĂ© gardĂ© jusqu’à la mort de l’auteur en 1980. C’est, je crois, la seconde fois que j’ai refermĂ© un livre avant sa fin. ArrivĂ©e Ă  la page 112, n’en pouvant plus des clichĂ©s sur les juifs, les prostituĂ©es, les musulmans et surtout n’en tenant plus de ce français digne d’un enfant de 10 ans ayant toujours des problĂšmes avec les accords, la conjugaison, on est Ă  1000 lieues d’IrĂšne NĂ©mirovsky 
 dĂ©solĂ©e mais j’ai dĂ» louper un truc 
 surement comme avec l’art contemporain 😊. J’avais beau comprendre la volontĂ© de l’auteur de laisser la place du narrateur Ă  ce petit garçon, la lecture Ă©tait tout sauf agrĂ©able. Bref, quand j’ai rĂ©alisĂ© combien de soirĂ©es j’avais dĂ©jĂ  consacrĂ©es sans plaisir Ă  cette histoire j’ai dĂ©cidĂ© que ce moment avant de m’endormir Ă©tait prĂ©cieux et devait me procurer des Ă©motions.

Peut ĂȘtre n’ai-je pas commencĂ© par le bon ouvrage pour dĂ©couvrir cet auteur. Si vous pouvez me conseiller avec un autre titre en particulier, je suis preneuse.

Un peu de développement personnel

13 things mentally strong women don’t do – Amy Morin

Quand vous connaissez l’histoire personnelle d’Amy Morin, vous comprenez que la psychothĂ©rapeute sait de quoi elle parle quand elle vous guide, conseille pour rebondir aprĂšs des Ă©preuves dans la vie. A 23 ans elle perd sa mĂšre, et Ă  peine 3 ans plus tard la voilĂ  veuve 
 c’est suffisant pour sortir de la thĂ©orie et ĂȘtre dans le vĂ©cu, le concret. Depuis elle a Ă©crit de nombreux ouvrages Ă  succĂšs et j’ai donc fini par craquer pour celui dĂ©diĂ© spĂ©cifiquement aux femmes. J’avais besoin de m’accrocher, aprĂšs ces 6 mois oĂč tout avait changĂ© autour de moi trĂšs (trop) vite et oĂč beaucoup de questions perso et pro restaient sans rĂ©ponse. J’ai donc apprĂ©ciĂ© certains de ses conseils adaptĂ©s aux femmes et leur tendance Ă  vouloir ĂȘtre des « pleasers » depuis l’enfance avec les consĂ©quences qu’on traine parfois des dĂ©cennies. Clairement c’est un livre construit pour des AmĂ©ricains, riche de rĂ©fĂ©rences scientifiques et trĂšs structurĂ© mais du coup un peu trop redondant et aseptisĂ© pour moi. Si vous n’ĂȘtes pas Ă  l’aise avec l’anglais, sachez que son ouvrage majeur a Ă©tĂ© traduit en français: 13 clĂ©s pour doper sa force mentale.

Les romans qui m’ont fait offert de bons moments

L’aile des vierges – Laurence Peyrin
Un dĂ©but dans le Kent en 1946 avec une atmosphĂšre digne de la sĂ©rie Downton Abbey (dont j’ai dĂ» voir un Ă©pisode) oĂč le monde des domestiques se mĂȘle Ă  celui de leurs maitres entre secret et scandale. Des personnages forts, dont l’hĂ©roĂŻne Maggie, qui frĂŽlent le bonheur puis le fuient sans le savoir, mais une happy end tout de mĂȘme à New York en 2010. J’ai adoré cette histoire et ai commandĂ© dans la foulĂ©e un autre roman de Laurence Peyrin qui ne devrait plus tarder Ă  arriver Ă  Boulder.

1984 – Georges Orwell
Est-il nĂ©cessaire de vous le prĂ©senter ? Toujours est-il qu’il m’a mis trĂšs mal Ă  l’aise tant il me semblait y voir dĂ©crite la situation que nous traversons avec en point d’orgue la rĂ©Ă©criture du passĂ©, le nĂ©oparler et tant d’aspects avec ces slogans « LibertĂ© est Servitude », « Ignorance est Puissance ». Saisissant pour cet ouvrage publiĂ© en 
 1949 !

Une Ă©vidence – AgnĂšs Martin-Lugand
Je crois que j’ai lu presque tous les romans d’AgnĂšs toujours avec grand plaisir et celui-ci n’a pas dĂ©rogĂ© Ă  la rĂšgle. Une histoire de famille, d’amour inavouĂ©, de mensonge, le tout sur fond de citĂ© malouine dont le cĂŽtĂ© minĂ©ral brut fait Ă©cho aux sentiments dĂ©peints.

Les victorieuses – Laetitia Colombani
Ayant adorĂ© La tresse du mĂȘme auteur, je me suis laissĂ©e tenter par ce roman, Ă  nouveau portĂ© par des destins de femmes trĂšs diffĂ©rents qui finissent par se croiser pour s’entremĂȘler.

Le club des incorrigibles optimistes – Jean-Michel Guenassia
A travers les yeux de Michel Marini, 12 ans en 1959 on traverse l’Histoire, celle de ces immigrĂ©s ayant traversĂ© le Rideau de fer en y laissant toute leur vie, celle de son frĂšre parti se battre en AlgĂ©rie, celle de ses parents dont le mariage se fissure. 728 pages pour nous retrouver en 1980 et percer tour Ă  tour le secret de chacun des personnages.

La dĂ©licatesse – David Foenkinos
C’est Klervi qui m’a orientĂ© vers cet auteur que je ne connaissais pas. Son style contemporain, original, dessine l’histoire sous nos yeux un peu comme un film, je trouve. Et du coup, cela se lit trĂšs vite.

La vie rĂȘvĂ©e des chaussettes orphelines – Marie Vareille
Si le dĂ©but ne m’a pas fait dire Waouh, un peu trop tristoune, l’histoire prend ensuite plus de profondeur pour finir par me tirer quelques larmes (vous savez celles qu’on essaie de retenir en se disant « Non mais c’est bon, ce n’est qu’un livre, un film » mais qui finissent par nous Ă©chapper quand mĂȘme 😉).

C’est pour un rendez-vous – Marie Jousse
Alors clairement, ce livre autoĂ©ditĂ© dĂ©couvert par hasard m’a agrĂ©ablement surprise. C’est trĂšs court mais touchant.

Le Dr Albert Schweitzer : un homme extra-ordinaire !

A l’orĂ©e de la forĂȘt vierge – Albert Schweitzer 
 rĂ©cit de son installation en Afrique

Respect et responsabilitĂ© pour la vie – Albert Schweitzer 
 essai

Ces livres, c’est Ulrich qui les a commandĂ©s et lus d’abord. Son respect pour cet homme ne date pas d’hier puisqu’en enfant il a Ă©tĂ© bercĂ© par les rĂ©cits de sa grand-mĂšre qui avait connu le docteur Ă  l’époque oĂč elle vivait au milieu de la forĂȘt au Gabon. C’est mĂȘme lui qui l’a accouchĂ© aprĂšs un voyage de 3 jours en pirogue jusqu’à l’hĂŽpital de campagne. Ulrich a donc voulu en savoir plus Ă  travers sa correspondance, ses essais et dĂ©couvrir un peu plus la bontĂ© profonde de cet homme extra-ordinaire. Car ce fils de mĂ©decin aurait pu vivre Ă  son tour une vie bourgeoise de mĂ©decin en Alsace tout en s’adonnant Ă  sa passion pour le piano. Au lieu de cela, il a dĂ©diĂ© sa vie Ă  soigner des indigĂšnes au milieu de la jungle en partant de 0 ! Et clairement en le lisant on comprend dĂšs les premiĂšres lignes qu’on est pas au Club Med, le danger en ce dĂ©but de XXĂšme siĂšcle dans ces zones est partout : faune et flore, plus les empoissonnements dont la grand-mĂšre d’Ulrich nous parlaient 😉 Cette gentillesse qui Ă©mane de ses mots tant pour l’homme que pour les animaux, cette dĂ©termination Ă  soigner avec seulement quelques molĂ©cules basiques mais efficaces qu’ils devaient faire venir d’Europe, puis les conserver avec tant de prĂ©caution Ă  cause du climat, et dont ils devaient s’assurer le financement par des donateurs en Europe. Une vie pas facile guidĂ©e par une vocation qui ne l’a jamais quitté !

Les livres qui attendent sagement sur ma table de chevet

Impossible de me passer de bonnes pages, j’en ai donc toujours quelques-unes en stock. En ce moment, il s’agit de :

Les RĂȘves de nos mĂšres * – Carine Pitocchi
On rejoint un peu le style d’histoire de L’aile des vierges. Ou comment une aristocrate anglaise, veuve de surcroit, voit son histoire mĂȘlĂ©e Ă  celle de son amour d’enfance, le fils du mĂ©tayer du domaine familial, devenu chef de la pĂšgre londonienne. 
 J’en connaitrai le dĂ©nouement final ce soir, il me tarde !!!!

La femme au manteau violet – Clarisse Sabard
Voici l’extrait de la 4Ăšme de couv’: « Du Devonshire au New York des annĂ©es trente commence alors un pĂ©riple intime parmi les airs de jazz, les flutes de champagne et les gangsters de la prohibition. Et tout au bout, cette Ă©nigme : la femme au manteau violet. »

Comme par magie – Elizabeth Gilbert
Cela faisait un moment que j’hĂ©sitais Ă  acheter Big Magic mais j’avais peur de tomber dans un truc psycho un peu bateau. Vous voyez le genre ? Finalement, une version d’occasion en français pour 3 € m’a fait craquer. Et pour en avoir lu dĂ©jĂ  quelques pages, je peux vous assurer que j’ai bien rigolĂ©. Le sujet de la crĂ©ativitĂ© et ses affres (que je n’arrive pas encore Ă  canaliser, du coup c’est ma crĂ©ativitĂ© qui me contrĂŽle de maniĂšre prolifique et exclusive) y est traitĂ© avec rĂ©alisme et humour. Il n’est pas impossible que je vous en reparle dans un billet dĂ©diĂ© lorsque je l’aurai terminé !

Une philosophie pour vivre sur la Terre – Ayn Rand
LĂ  c’est mon amoureux qui l’a ressorti des cartons en me disant « Lis-le, il te plaira » 
 OK, on va lui faire confiance 😉

Le livre que je surveille en occasion

Cela fait dĂ©jĂ  quelques semaines que j’ai Ă  l’Ɠil les secondes mains de Belle Greene, la derniĂšre biographie d’Alexandra Lapierre. Je compte sur sa sortie en version de poche dans les semaines Ă  venir pour avoir une version abordable mais en attendant en voici le rĂ©sumĂ© :

« New York, dans les annĂ©es 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les Ă©chelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothĂšque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vĂ©ritĂ©, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les tĂȘtes et rĂšgne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une AmĂ©rique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en rĂ©alitĂ© afro-amĂ©ricaine. Et, de surcroĂźt, fille d’un cĂ©lĂšbre activiste noir qui voit sa volontĂ© de cacher ses origines comme une trahison. C’est ce drame d’un ĂȘtre Ă©cartelĂ© entre son histoire et son choix d’appartenir Ă  la sociĂ©tĂ© qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois annĂ©es d’enquĂȘte, ce roman retrace les victoires et les dĂ©chirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que dĂ©terminĂ©e, dont les stupĂ©fiantes audaces font Ă©cho aux combats d’aujourd’hui ».

Si vous avez de chouettes suggestions, n’hĂ©sitez pas Ă  me les partager par e-mail ….

J’espĂšre que ces quelques idĂ©es vous auront donnĂ© envie de vous offrir vous aussi  quelques soirĂ©es en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec un bon roman 😉 

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